La Guerre des Etoiles n’a pas eu lieu … Il n’y pas eu de match dans ce Classico tant attendu. Le FC Barcelone et ses lutins en bleus et rouges se sont baladés, comme si ils jouaient face à des plots… Des plots pourtant nommés Modric, Varane, Ronaldo, Sergio Ramos, Benzema … dirigé par un des meilleurs coachs du monde, Zinedine Zidane. Vous auriez empoché un petit pactole avec ce résultat prévisible et si vous effectuez vos paris ici!

Suarez, Iniesta, Rakitic et Messi ont fait tourné la balle comme jamais. Un taureau grandeur nature, à 11 contre 11 que les joueurs, la plupart formés à la Masia (une sorte d’académie Jedi, mais pour footballeurs en herbe), ont dominé de la tête et des épaules en marquant à cinq reprises avec une possession de balle évalués à plus de 60%.

Le toque pour certains, le tiki-taka pour d’autres, le jeu de Barcelone est d’abord un football simplissime, basé sur la conservation du ballon et sur le respect des fondamentaux de ce sport.

Le but étant de presser le plus haut possible dans la partie de terrain adverse en pratiquant un pressing constant sur le porteur du ballon. Le Barça ne défend que très rarement en se repliant mais au contraire avec un bloc qui monte et qui joue haut. Ainsi, les joueurs madrilènes n’ont jamais pu construire de réels actions, ont du balancé loin devant et ont commis un nombre incalculable de fautes d’énervement et de frustration.

Le foot à Barcelone commence donc par vouloir récupérer la gonfle pour ensuite pouvoir dérouler leur jeu et asphyxier l’adversaire: je (Puyol, Piqué, Abidal, Alvès) relance propre et utilise ma technique pour éviter un adversaire, je me démarque, je reçois, (Xavi, Busquet, Iniesta), je contrôle ou je remise directement à mon partenaire bien placé, qui appel le ballon entre les lignes. Si il n’y a pas de solution, on ressort vers les défenseurs sans se précipiter et on continue à vouloir maîtriser le match par un jeu court, où l’on appui dans l’axe du terrain par une succession de passes, ce qui va attirer nos adversaires pour mieux pouvoir les étirer en décalant le jeu à droite ou à gauche, en dribblant et en enclenchant une accélération fulgurante à l’image de Messi ou en lançant nos flèches (Pedro, Villa) en profondeur grâce à une passe précise et très appuyé (le terrain du Camp Nou aidant, un vrai billard, magnifique, les jardiniers ont le droit aussi à leurs compliments) qui prenne la défense de vitesse et ainsi mettre à mal une équipe hyper bien organisé.

Le Barça s’est baladé ce soir, Madrid à chuté lourdement. Deux philosophies s’affrontaient ce soir, deux projets de jeux mis en place par deux entraîneurs brillants mais diamétralement opposés. Zidane pensait l’emporter en jouant la contre attaque. Guardiola a respecté les fondamentaux du club catalan et régalé les amoureux du football et ses socios. Madrid KO, Barça envié et plus que jamais redouté. Pourtant les merengues vont très vite se remettre de cet affront. D’abord parce que cette équipe possède des compétiteurs et des individualités hors pairs. Son début de saison était parfait jusque là. Le Real a largement dominé le début de la saison en Liga, le club de Florentino Perez va vite rebondir et devra être à l’affût du moindre faux pas de son adversaire. Tout va si vite dans le foot!

Cela tombe bien car le mercato hivernal a ouvert ses portes. Il faut prospecter pour essayer de trouver les perles rares qui permettraient au Real d’inverser la tendance afin de remonter au classement, en tout cas à une place plus digne de leur status. Le marché est cependant difficile depuis 2 ans. Peu de clubs sont prêts à se séparer de bons éléments en cette période cruciale. Sans parler des prix vertigineux des bons footballeurs de nos jours : impossible de trouver un attaquant de bonne qualité à mois de 100 millions d’euros. On marche un peu sjur la tête diront certains et c’est pas faux.

Quoi qu’il en soit on salive déjà pour le match retour… On espère que le classement sera toujours aussi serré d’ici là. Impatient de savoir si les blaugrana seront capable de faire chuter le club de la capitale ibérique dans son antre de Bernabeu, amplifié par un record signé Zinedine Zidane et le fait que les clubs dirigés par l’ancien ballon d’or n’ont plus perdu à domicile depuis maintenant huit ans ! De Porto à Chelsea en passant par l’Inter, 158 matchs sans défaites à la maison ! Une statistiques tout simplement énorme à faire pâlir bons nombres de coachs.

Rendez vous à dans quelques mois pour la revanche.